La justice se rebiffe contre l'imposture sarkozyste  posté le samedi 31 octobre 2009 15:01

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Chirac renvoyé en correctionnelle, oui, c'est normal. Parce qu'immunité ne doit pas signifier impunité. Sarkozy qui en profite pour rappeler au bon peuple que "la justice est indépendante en France"... NON.  C'est de la manipulation. Insupportable. Parce que cet homme-là n'a cessé, depuis qu'il en a le pouvoir, c'est-à-dire depuis son premier mandat de ministre de l'Intérieur, de mettre à mal l'indépendance de la justice.

Il ne faut surtout pas oublier comment Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur a bafoué cette indépendance de la justice... et la présomption d'innocence d' Yvan Colonna. Avant de réitérer en tant que président de la République, faisant de Dominique de Villepin un "coupable" alorsqu'il n'était que prévenu dans le procès clearstream. Des excuses présidentielles ont suivi : le mal était fait et le message passé à des millions de Français pendus au lèvres présidentielles entre la soupe et le fromage, au rythme des questions conniventes de la paire Ferrari-Pujadas.

 Yvan Colonna, tout comme Dominique de Villepin d'ailleurs, a assigné Nicolas Sarkozy en justice pour non respect de sa présomption d'innocence. Résultat : le tribunal de grande instance de Paris a estimé qu'il ne pouvait se prononcer sur la procédure intentée par le Corse à l'encontre de Nicolas Sarkozy tant que ce dernier est président de la République La 1ère chambre civile du TGI, suivant l'avis du parquet (tiens donc) a ordonné un "sursis à statuer jusqu'à l'expiration du délai d'un mois après la cessation de fonctions" de l'actuel chef de l'Etat.  Cela repousse à 2012 voire 2017 toute éventuelle réparation du préjudice invoqué par le plaignant.

Entre 21  emplois fictifs à la mairie de Paris en 95 et une condamnation à perpet orchestrée par l'Elysée, c'est quoi, le plus grave ?

J'ai mon avis. Et une autre question me taraude. Que serait-il advenu de l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris si le juge d'instruction, dont la disparition est programmée pour les mois qui viennent par le même Sarkozy qui salue aujourd'hui sournoisement l'indépendance de la justice, n'existait plus ? Si Xavière Simeoni, en son âme et conscience, n'était pas allée contre l'avis du parquet ? Un non lieu. Circulez, y'a rien à voir. C'est ce que le parquet avait requis. C'est également ce qu'il avait requis pour l'homme d'affaires Jean-Marie Messier. Le juge d'instruction a, lui, renvoyé l'ex lutin de Vivendi sur la sellette correctionnelle.

Demain, quand les juges d'instruction seront passés à la trappe, comme Sarkozy veut l'imposer, c'est, en l'état actuel du projet de réforme, au parquet, placé sous l'autorité de la Chancellerie, et donc dépendant de l'exécutif, qu'incombera la décison finale. L'actualité judiciaire récente, au-delà des décisions rendues, aura ainsi permis aux juges d'instruction de faire un joli pied de nez au président de la République, qui n'a de cesse de les mettre au pli. Xavière Simeoni, la magistrate qui a dit non, devient le symbole naturel d'une justice qui refuse la vison autoritaire du chef de l'Etat. Lequel fait semblant d'apprécier, et ce qui est très drôle, c'est qu'il n'a pas le choix.

En marge de ce bras de fer, les juges d'instruction, dont l'impopularité avait jusque-là servi les desseins du pensionnaire de l'Elysée, viennent de faire la démonstration de l'importance de leur rôle. Et ça marche : un sondage CSA montre que 71 % des Français font confiance aux juges d'instruction. 55% d'entre eux estiment que leur suppression "est une mauvaise chose car la loi va entraîner un contrôle du pouvoir politique sur les enquêtes les plus sensibles".

On peut penser que les 45 % restant n'ont pas encore mesuré les enjeux sous-tendus par le gommage du juge d'instruction dans le système judiciaire. Ça viendra sûrement, encore un petit effort, m'sieurs-dames. La relaxe de Villepin ? Ce serait la cerise sur le Galouzeau !

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Le Parlement a trahi les Français  posté le dimanche 29 janvier 2012 14:39

Blog de france :Résister, c'est fou rire un peu, Le Parlement a trahi les Français

Ce 4 février restera comme un jour funeste pour la démocratie française. Car ce que font aujourd'hui les 907 parlementaires de France élus du peuple, c'est contourner la voix de ce peuple.

A la question: "Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ?", les citoyens avaient, le 29 mai 2005, répondu "non" à hauteur de 54,68%, "oui" à 45,32. Un résultat sans la moindre ambiguité. A tort ou à raison, peu importe : les Français invités à se prononcer ont rejeté à une très large majorité ce projet de ratification, en exprimant certes au passage un autre rejet, celui du gouvernement Villepin, et celui de Jacques Chirac.

La démocratie est jusqu'à ce jour le système le moins imparfait que l'on ait trouvé pour légitimer et organiser un pouvoir. Enfin c'est ce qu'on veut nous faire croire. Elle se caractérise avant tout par le fait que le citoyen soit libre de choisir un projet politique et un homme auquel il va conférer la tache de le porter : l'élu. A partir de là, la campagne électorale permet une confrontation des projets, chaque porteur ayant la possibilité de convaincre l'électeur.

Le débat sur l'Europe a eu lieu en 2005. Chaque citoyen a pu disposer du texte, et s'informer, être convaincu dans un sens ou dans l'autre, notamment par le biais d'Internet, très prolixe sur la question. L'Europe s'était réellement invitée sur le devant de la scène, réveillant même l'intérêt des Français pour une consultation électorale. On ne pourra donc pas dire qu'ils n'étaient pas "investis" ou "concernés". Ils ont écouté, ils ont échangé, la classe politique s'est divisée de façon atypique et, alors même que les medias les guidaient en outre discrètement vers le "oui", ils ont dit "non". Je résume : le peuple a dit "non" à cette Constitution. Il a participé à hauteur de 70%.

Or, aujourd'hui et demain, au château de Versailles, que vont faire les députés et sénateurs ?  Ils vont effacer ce "non", en deux actes

Aujourd'hui, d'abord, ils vont voter "oui" à la modification la Constitution de 1958. Le titre XV de ce document fait référence au "traité établissant une Constitution pour l'Europe signé le 29 octobre 2004". Déjà votée par l'Assemblée nationale et le Sénat, cette révision constitutionnelle doit être approuvée, en Congrès, par les 3/5èmes des suffrages exprimés, soit 577 députés et 330 sénateurs (un siège est vacant). C'est la loi  ( http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision.asp).

Deuxième acte : demain, les  parlementaires ratifieront le Traité de Lisbonne, dit "traité simplifié" (de l'autre traité). Ce qu'en a dit le peule deviendra ainsi caduque.

Fort heureusement, certains élus, au-delà du strict débat sur l'Europe, ont décidé de faire de la résistance, assis sur 120.000 signatures demandant un nouveau referendum. Plus largement, les députés ont conscience du fait qu'ils sont en train de trahir le peuple. Et quand bien même ça serait "pour son bien", cela prouve les limites, le ridicule et l'hypocrisie de la démocratie quand l'homme qui est aux manettes ne s'embarrasse pas de principes. Le peuple est supposé souverain, il faudra le rappeler au squatter bling bling du Palais de l'Elysée.

Faut-il y voir un signe : tours est-il que le président de l'Assemblée nationale, Bernard Acoyer, a fait son entrée au Congrès dans un silence de mort cet après-midi... le responsable des "roulements de tambour" avait oublié de donner le top.

Le parlement vient de voter "oui". Socialistes compris. Puisque s'abstenir, c'était dire "oui". La France de Sarkozy est officiellement cocue. Quelques courageux ont manifesté dans le froid, à l'appel d'Attac, de la Confédération paysanne, de la LCR, LO, et du PCF.

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Hilarant : Sarah Palin piégée  posté le dimanche 02 novembre 2008 15:06

Sarah Palin, candidate républicaine à la vice-présidence américaine, et partenaire (boulet) de McCain, a été piégée hier par un humoriste québecois, membre du duo "Les justiciers masqués". Il l'a contactée au téléphone en se faisant passer pour Nicolas Sarkozy. Ça nous donne une conversation d'environ six minutes durant lesquelles Palin, qui commence par se déclarer enchantée de ce  coup de fil, se fait berner sur toute la ligne. Ce qui met au jour toute la dimension de... ses limites.

"Nous avons beaucoup de respect pour vous, John McCain et moi, et nous vous aimons", lui confie-t-elle, déclarant par ailleurs son admiration pour Carla Bruni-Sarkozy.

Dans cette conversation, la gouverneur de l'Alaska avoue rêver de devenir présidente des Etats-Unis d'ici huit ans. Rassurant, non ?! L'égérie  du conservatisme américain ne flaire même pas le piège quand le faux Sarkozy, qui la flatte sur ses connaissances en matière de relations internationales, invente les noms des Premiers ministres canadien et québécois. Rassurant, non ?

En marge du fait que cette plaisanterie révèle que Palin n'a manifestement pas l'envergure pour le poste... ce gag est vraiment hilarant. Notamment quand l'intervieweur s'exclame, avec un accent français prononcé, parlant des bébés phoques et adressant un clin d'oeil à Palin pour son amour de la chasse : " I'd just love killing those animals !!!".

Grande classe, vraiment.

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Le clip pro-Obama qui déchire  posté le samedi 01 novembre 2008 16:44

C'est LE clip que tous les fans d'Obama dévorent depuis qu'il est sorti sur le net : « Vote for change », par MCYogi, alias Nicholas Giacomini, prof de yoga, rappeur et ancien graffeur, admirateur du Mahatma Gandhi auquel il trouve des points communs avec Obama.

Il a donc composé une chanson, distribuée sur CD à 10 000 exemplaires lors de la Convention démocrate, à Denver, en aout. Le clan Obama l'a repéré et l'a produit pour ce clip, que je trouve particulièrement bien fait :

YES WE CAN !!!

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Premier revers pour Dati  posté le samedi 04 octobre 2008 11:45

Blog de france :Résister, c'est fou rire un peu, Premier revers pour Dati

ENFIN une décision de justice qui permet au troisième pouvoir, malmené depuis des mois par le premier (l'exécutif, en l'occurrence incarné par la Chancellerie, directement aux ordres de l'Elysée) de se donner de l'air. Et quelle décision : elle donne tort à la garde des Sceaux en personne, ce qui constitue une première absolument savoureuse.

Le 15 mai, lors d'une audience du tribunal correctionnel de Saint-Pierre de la Réunion, Me Hoarau, 55 ans, défendait une justiciable répondant d'escroqueries aux prestations sociales, et qui avait perçu indûment des allocations en ayant produit des faux documents. Dans sa plaidoirie, l'avocat avait déclaré: "Un procès qui n'aura jamais lieu, c'est celui de notre grand chef à tous, Mme Rachida Dati, qui utilise un faux MBA".   Me Hoarau faisait allusion à des informations publiées il y a quelques mois par L'Express  selon lesquelles la ministre avait présenté pour intégrer l'Ecole nationale de la Magistrature un dossier mentionnant l'obtention d'un MBA européen du groupe HEC-ISA, diplôme qu'en réalité elle n'a pas obtenu, même si elle a suivi ce cursus. Le procureur présent à l’audience avait vivement a réagi : "Je ne peux pas laisser dire ça, en pleine audience, contre la ministre de la Justice", avait estimé Patrice Cambérou. Alertée et informée de la plaidoirie de Me Hoarau, Rachida Dati avait engagé  des poursuites pour diffamation. "En fait, on me reproche d’avoir fait mon métier, avait déploré Me Hoarau. J’ai plaidé dans le cadre de la liberté de parole et la liberté totale d’expression consacrées par la loi du 29 juillet 1881". Le ton était donné. Et le jugement particulièrement attendu.

Lors du procès, à Saint-Pierre, le 25 septembre, devant une salle pleine à craquer où avaient pris place de nombreux confrères du prévenu venus tout exprès de la métropole, les avocats avaient invoqué pour sa défense "le principe essentiel de la liberté d'expression". Le procureur de la République avait, lui, estimé que "la liberté d'expression a une limite, c'est la présomption d'innocence", requérant contre l'avocat 5 000 euros d'amende.

Le tribunal correctionnel de Saint-Pierre de la Réunion a rendu sa décision hier : réaffirmant le principe de liberté de parole des avocats dans leur plaidoirie, contenu dans l'article 41 de la loi de 1881, il a jugé irrecevable la plainte de la garde des Sceaux. 

Les juges ont considéré qu’en l’espèce il était "constant que les propos objets de la prévention ont été tenus par Georges André Hoarau dans le temps de sa plaidoirie de défense de son client ; que la liberté d’expression, a fortiori celle d’un avocat exerçant les prérogatives de sa mission de défense dans le cadre d’un procès pénal, bénéficie, outre de l’immunité de l’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 (*), de la protection de l’article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales".

La Chancellerie n'a pas réagi dans l'immédiat. On imagine que ce premier revers, presque historique, tant le climat entre la garde des Sceaux et les professionnels de la justice est tendu depuis des mois, ne fera pas plaisir à l'intéressée. Qui jusqu'à ce jour n'a pas failli dans son entreprise de mise au pas de la justice en France. Mais les robes se rebiffent. C'est un signe, un des rares, du fait que la démocratie de ce pays n'est pas totalement illusoire.

(*) "Ne donneront ouverture à aucune action les discours tenus dans le sein de l'Assemblée nationale ou du Sénat ainsi que les rapports ou toute autre pièce imprimée par ordre de l'une de ces deux assemblées. Ne donnera lieu à aucune action le compte rendu des séances publiques des assemblées visées à l'alinéa ci-dessus fait de bonne foi dans les journaux. Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts. Pourront toutefois les faits diffamatoires étrangers à la cause donner ouverture, soit à l'action publique, soit à l'action civile des parties, lorsque ces actions leur auront été réservées par les tribunaux, et, dans tous les cas, à l'action civile des tiers". 


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